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29 Juil 2020

RULLIER Cédric
Entraîneur de l'équipe du Chambéry Savoie Football (National 3)
On s’est identifié à la station de La Toussuire
#2

RULLIER Cédric est l’actuel entraîneur de l’équipe de Chambéry Savoie Football (CSF) en National 3. Cela fait 15 années qu’il entraîne. Cédric a fait ses débuts au CSF puis est parti au FC Annecy durant 2 années en National 2 pour finalement revenir au CSF. En parallèle de cette activité, Cédric est aussi nutritionniste à l’hôpital de Chambéry

 


Pour mieux vous connaître Cédric, quelles études avez-vous fait ?

“J’ai commencé à l’UFR STAPS, après j’ai prolongé avec un diplôme Universitaire de Préparateur Physique. Ensuite, j’ai fait un BTS nutrition, en parallèle, j’ai pu passer le diplôme de la Fédération Française de Football jusqu’au diplôme d’entraîneur le DES.

Le football pour moi c’est la cerise sur le gâteau.”


À ce jour, pouvez-vous nous décliner vos différentes expériences

 

Quelles sont les différences entre entraîneur principal et responsable technique ?

“L’entraîneur gère l’équipe et le responsable technique ou directeur sportif gère le club soit juste au niveau sportif soit sur tous les apports : financier, sportif, social, éducatif, logistique, ressources humaines…

Ce sont deux choses différentes. L’un fait progresser une équipe, l’autre fait progresser un club.”

Parmi toutes vos expériences, laquelle avez-vous le plus aimé pratiquer ?

“Il n’y en a pas une plus que l’autre. On se construit petit à petit en prenant des choses dans chaque expérience.

J’ai beaucoup retenu de mon passage à Bourg-Péronnas, qui a été déclencheur pour moi au niveau de l’entraînement, c’est là que j’ai commencé. C’est un club très structuré qui a gravi les échelons progressivement. Je pense que quand j’y étais, on en était à l’étape où en est Chambéry actuellement, il y a une symétrie entre ces deux clubs.

Après, j’ai eu une étape sur Lyon où j’ai collaboré avec Jean et Youri DJORKAEFF, c’était riche et j’ai appris différemment. C’était un club qu’il fallait reconstruire. Ensuite, je suis arrivé à Chambéry pour l’année de la Coupe de France. J’ai pu travailler avec David GUION, l’actuel entraîneur de Ligue 1 à Reims, en tant que préparateur physique. J’ai beaucoup appris sur la gestion humaine, l’aspect mental et aussi les notions tactiques. Il y a eu aussi Pierre SAGE un entraîneur de l’Olympique Lyonnais, qui m’a marqué aussi à travers la méthode d’entraînement, dite globale.

Le poste d’entraîneur principal, est un poste qui m’intéressait sur le Club de Chambéry, N3. Ce qui a été intéressant à Annecy, c’est d’être adjoint sur un fonctionnement ressemblant à un club professionnel. Être directeur sportif de Chambéry, c’est agréable. Il y a trois ans, on a construit un projet qui arrive à son terme et qui a permis au club de remonter en National 3 en 2 ans, cela a bien fonctionné. On n’est pas loin d’arriver à notre niveau pendant notre célèbre parcours en Coupe de France, il y a déjà quelques années…!

Il y a des choses à prendre dans toutes les expériences.”

Comment vous avez vécu l’épopée du quart de finale de la Coupe de France avec le SOC ? 

“À l’époque, le club de Chambéry avançait plus vite sur le plan sportif que sur l’aspect financier/administratif. Quand le sportif avance plus vite que l’administratif, forcément il peut y avoir plus de dépenses que de rentrées d’argent. La Coupe de France précipite les choses, d’un club amateur anonyme à des confrontations avec des clubs professionnels. En l’espace de quelques matchs l’univers du club et autour du club change. Le club n’était pas préparé à ce changement soudain.”

Pouvez-vous me parler de la restructuration du Savoie Chambéry Football Club ?

“On repart à zéro au niveau financier et administratif. Sur le plan sportif, on ne repart pas à zéro puisqu’on a la possibilité de racheter les droits de l’ancien club, c’est ce qui avait été fait. L’équipe sportive a continué malgré la perte de l’équipe Fanion qui est redescendue de deux niveaux. Je pense que le club s’en est sorti sportivement grâce à la jeunesse de notre effectif. Notre groupe était bien structuré. Il y a un bon travail qui a été réalisé dans le passé.

On a conservé les mêmes installations, il n’y a pas eu de changement. La ville a entrepris de construire un nouveau stade qui doit servir a plusieurs clubs (rugby et football). Le stade municipal est un stade historique, mais il a vieilli.

Chambéry a pris les devants, en construisant un nouveau stade. C’est une bonne initiative. Les installations actuelles serviront dans le futur, à avoir un meilleur centre d’entraînement.”

Pourquoi avoir participé à cette restructuration ?

“Comme je suis originaire de la région, je n’ai envie que du meilleur pour notre club savoyard, c’est un attachement culturel. Quand on arrive dans un club qui évolue en National 3, la moindre des choses c’est de laisser au minimum au même niveau et de tout faire pour le faire monter !”

Quelles sont les ambitions du Chambéry Savoie Football club pour cette année ?

“Le club doit continuer à se structurer financièrement et administrativement. Il y a de plus en plus de sponsors, c’est vraiment positif. Avant d’envisager plus au niveau sportif, faut déjà avoir les finances qui permettent d’aller plus haut. Il faut déjà préparer le financier, l’administration pour que le sportif soit tiré à la fois par le financier et l’administratif et non l’inverse.

L’année dernière, on s’est maintenu pour 1 point, l’ambition va être de vite obtenir les 30 points nécessaires au maintien. Si on arrive à cela, c’est très positif. Après, ce sera que du bonus pour être serein, enraciner notre projet et nos ambitions.

Au niveau de l’aspect financier, c’est progressif. On a commencé avec un budget de 250 000 euros, il y a 5 ans. Maintenant, c’est 350 000 euros. Je pense qu’il manque encore 100 000/150 000 pour avoir les moyens de nos ambitions.”


Récemment, vous avez organisé à un stage de cohésion sur le domaine des Sybelles à la Toussuire

Nous avons déjà eu le point de vue de MÉGUIRÈCHE YANIS et nous voudrions le compléter avec le vôtre, Cédric

 

 

Comment avez-vous organisé le planning de ce stage ?

“La nage avec les yeux bandés était l’introduction du stage. Nous avons continué le stage avec le Challenge Top Chef et la course d’orientation en running bike afin de prolonger l’effet d’émulation. Enfin, nous avons clôturé ce stage avec la descente en tyrolienne.

L’objectif : créer une cohésion de groupe.”

Quels étaient les objectifs de ce stage ?

“J’avais pour rôle d’organiser le stage de cohésion avec un objectif bien précis. En 6 mois, il y a eu neuf nouveaux joueurs. Au delà de l’équipe à créer c’est un groupe qu’il faut former. Le but était de créer une émulation positive, à l’inverse de la concurrence qui elle est négative. Chacun doit tirer une richesse de son partenaire même s’il est en concurrence directe avec un poste commun, dans le but de pouvoir progresser individuellement.

On a mis en place des activités qui répondaient à ce but-là. On a présenté le modèle de jeu et le modèle de vie avec toutes les règles. Il n’y a eu qu’un match lors de ce stage. L’objectif n’était pas de s’entraîner, mais de tisser des liens entre l’ensemble des joueurs.”

Pourquoi leur avoir fait le challenge Top chef ?

“Il était multi-objectifs, on a créé différentes équipes avec deux équipes d’attaquants l’une contre l’autre, pareil pour les milieux et les défenseurs. L’objectif était d’abord de se découvrir dans un autre milieu et de travailler ensemble en dehors de l’aspect sportif. Nous avons observé les joueurs afin de pouvoir constater qui était les “leaders”, ceux qui étaient à l’écoute et voir tous les autres profils. Il y avait un aspect ludique et compétitif entre eux. C’est l’activité qui a le mieux fonctionné, à La Toussuire.”

Et celle de la nage avec les yeux bandés ?

“C’était l’inclusion, il fallait mettre dans une enveloppe leurs points forts et par la suite traverser un parcours dans l’eau, guidé à l’oral par leur partenaire, pour nous ramener l’enveloppe. C’était une activité pour lancer le thème du stage. En conclusion, du stage, on a fait une descente en tyrolienne où cette fois-ci, ce n’était pas leurs points forts, mais ceux de leurs collègues, dont ils allaient s’inspirer toute l’année.”

Est-ce que vous connaissiez le domaine des Sybelles ou la station de la Toussuire ?

“Non, je ne connaissais pas. J’ai découvert, c’était sympa, l’atmosphère est familiale. Les gens sont ouverts, disponibles, attentifs et bienveillants. Ils ont été au petit soin avec nous (joueurs et STAFF technique). Ce n’est pas la grosse station “usine” et c’est ce que l’on a apprécié. On s’est identifié à cette station qui nous ressemble !”

Est-ce que le groupe a été conquis lors de cette expérience ?

“Oui, on a réussi à atteindre nos objectifs.

En fin de saison on fait un bilan avec les forces que l’on possède et ce qui nous manque pour atteindre nos objectifs. À partir de là, on établi les profils de joueurs qui nous manquent, on recrute les joueurs tant au niveau du jeu, du savoir-être et de l’état d’esprit. Un stage de cohésion a pour but de connaître les nouveaux joueurs et de voir que l’on ne s’est pas trompé à la fois sur le plan humain et sur le plan sportif. Le stage a aussi créé de la cohésion avec le STAFF.”

 

Comment des stages de ce type sont bénéfiques à moyen ou long terme ?

“On présente le modèle de jeu lors de séances vidéo, c’est la ligne directrice pour nos joueurs. La cohésion, c’est la porte d’entrée de la saison.”


Vous avez dit, je cite :

“Je suis satisfait de la manière, nous sommes en progrès surtout collectivement. Nous sommes sur la bonne voie. Il nous reste cinq semaines de préparation. C’est une bonne base de travail.”

 

Êtes-vous fier de voir les résultats qui arrivent ?

“C’est cela l’objectif. C’est de voir les résultats, on est impatients de s’évaluer en compétition, de voir que le travail “paie” et que nos objectifs définis en début de saison se réalisent progressivement et avec un maintien des performances. Se donner les moyens de nos objectifs, c’est cela qui nous conduit à travers chaque stage, chaque entrainement, chaque match…!”

 

 


Dans moins de 10 jours, aura lieu votre premier match, en National 3, contre Thonon Évian

 

Votre état  d’esprit Cédric ?

“Chaque match est différent. On s’évalue et on se remet en question. Chaque match est un moyen de s’évaluer, de voir où on en est et ce qu’il nous reste à travailler. C’est comme cela que l’on avance.”

 


L’interview rapide

 

♦ Livre préféré : Un long chemin vers la liberté – MANDELA Nelson

♦ Devise : “Je ne perds jamais, soit je gagne soit j’apprends” – MANDELA Nelson

♦ Hobby : La famille

 


Que pouvons-nous vous souhaiter à titre personnel pour cette année 2020-2021 ?

 

“Que le COVID-19 nous laisse tranquille pour réaliser une saison complète.”

 

THEVENOT-TERREIRO Romane 

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